Au cœur du village d’Arette, dans le Haut Béarn, l’espace muséographique "La Maison du Barétous" a ouvert ses portes en juillet 2009, pour vous faire découvrir la vallée de Barétous, terre de mouvement et de traditions aux multiples facettes, traduites dans différentes salles d’exposition.

 

Spéléologie, sismologie, pastoralisme, mousquetaires, émigrations…..autant de richesses qui ont fait l’histoire de la vallée de Barétous et que vous découvrirez à la Maison du Barétous.  

Actualités

Mercredi 11 juillet 2018 : Ma vie de berger avec Pierre Bonneu

Conférence débat sur le pastoralisme

 

Dans le cadre du cycle estival des films et conférences aura lieu mercredi 11 juillet à 20 h 30, à la mairie d'Arette, la projection d'un documentaire sur la vie de berger de l'Arettois Pierre Bonneu. Ce film de Didier Peyrusqué, du Parc National, relate l'évolution des conditions de travail des bergers au cours des 50 dernières années. Cette projection sera suivie d'un débat sur le pastoralisme.

 

Entrée libre.

Jeudi 29 Mars 2018 à 20h30 dans l'Eglise d'Arette "La Passion de Barétous"

 

Ce récit chanté de la Passion, en béarnais, a été recueilli au début du XXème siècle dans la vallée de Barétous par H. Pellisson et publié par l'abbé J.B. Laborede sous le titre Passion de Jésus Crist cantada autes cops en Varetous.

 

Les Passions ont tenu une grande place au Moyen-Age : elles étaient écrites en occitan ou en français. Elles retraçaient les évènements vécus par le Christ depuis son arrestation, le jeudi soir, jusqu'à sa mort sur la croix et sa mise au tombeau, le vendredi soir. Certaines évoquaient aussi la résurrection et même des évènements plus lointains comme l'ascension (Quarante jours après pâques).

 

Les passions se présentaient sous deux formes différentes :  

 

- Les passions théâtralisées : elles se sont surtout développées aux XIII° et XIV° siècles : c'étaient des pièces de théâtre qui mettaient en scène de façon assez simple la passion. Elles étaient, la plupart du temps, jouées sur le parvis des églises ou des cathédrales.

- Les passions narratives : elles étaient généralement chantées dans les églises, le soir du jeudi saint ou du vendredi saint, dans la continuité des offices religieux traditionnels. Plusieurs de ces passions ont été conservées, en partie ou en totalité, dans les vallées pyrénéennes de Béarn et de Bigorre.

Dans la passion du Barétous, le récit commence avec l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et s'achève avec la mise au tombeau, le vendredi soir. Cependant, l'avant dernière strophe annonce la résurrection et la dernière rappelle opportunément que si le Christ a souffert toutes ces épreuves c'est pour arracher les hommes à l'esclavage du mal et du péché.

 

Les éléments de ce récit sont tirés des évangiles de Mathieu, Marc, Luc et Jean. Cependant, les passions populaires donnent une place plus importante à l'affection qui lie Jésus à Marie, sa mère. Cela apparaît lors des adieux de Jésus à Marie, lors de la rencontre sur le chemin du Calvaire et, bien sûr, au pied de la Croix quand Jésus meurt puis quand il est descendu de la croix et enfin quand il est enveloppé dans le linceul et mis au tombeau.

Voir son fils condamné à mourir "de la mort la plus cruelle que les hommes aient inventée" est pour Marie une douleur extrême. Cette douleur extrême apparaît clairement dans le chant latin STABAT MATER... "La mère accablée par la souffrance, se tenait debout près de la croix et elle pleurait pendant que son fils était crucifié."

Traditionnellement, la Passion était chantée le soir du jeudi saint, après le STABAT MATER.

 

Quant à l'histoire du soldat Longis qui est mis en scène dans les strophes 82, 83, 84, 85 c'est lui qui aurait planté sa lance dans le flanc du Christ et aurait été guéri de sa cécité en se frottant les yeux avec ses mains couvertes par le sang coulant le long de sa lance, elle vient d'un évangile apocryphe.

Les trois voix du chant seront enseignées par Jean-Marc Lempegnat, de l'association culturelle l'Esquireta, de Lescar. C'est à cette association culturelle que l'on doit la remise en circulation de ce chant. Il a été chanté trois fois ces dix dernières années. Des chanteurs de l'association viendront prêter main forte à la première répétition et le jeudi 29 mars.

 

La première répétition aura lieu de mardi 13 mars à 20h00 à l'église d'Arette.

La deuxième répétition, la semaine suivante le mardi 20 mars. De même pour la générale la semaine d'après.

 

Les structure parties prenantes sont : 

 

- la paroisse

- la commune

- l'association Patrimoine de Barétous

- l'association l'Esquireta de Lescar

- Le service Pays d'Art et d'Histoire de la communauté de communes du Haut Béarn

 

Archives

Arette : un espace Mousquetaire dans la Maison du Barétous

 

 Ouverte en juillet 2009, la Maison du Barétous met en lumière les fondements de l’activité humaine qui, au fil des siècles, se sont développées dans la vallée : pastoralisme, sismologie, spéléologie, émigration.

 

Egalement prévue, l’évocation des mythiques mousquetaires avait été à l’époque, faute de moyens, réduite à l’exposition, dans l’une des salles du musée, d’une cape, d’un chapeau, d’un texte et d’un tableau sur le comte de Tréville.

"Cet oubli est aujourd’hui réparé" a lancé Pierre Casabonne en ouvrant ce 22 avril, devant une très nombreuse assistance, l’inauguration d’un authentique espace mousquetaire.

Une assistance qu’il a fallu diviser en trois groupes (l’un d’entre eux guidé par Pierre Biu en a profité pour découvrir le musée) devant lesquels le maire d’Arette a présenté, au premier étage, les divers aménagements qui font la richesse de ce nouvel espace. On y trouve un mannequin habillé en mousquetaire, un mousquet "cette arme dont le nom a inspiré celui de la compagnie" a précisé Pierre Casabonne, ainsi que divers panneaux. L’un indique le nom de 71 mousquetaires basques et béarnais, d’autres détaillent les biographies d’Athos, Porthos et Aramis tandis qu’un cinquième rappelle que ces héros sont les descendants de la garde rapprochée d’Henri IV qui armés de carabines s’appelaient alors les carabins. Le changement d’armement initié par son fils Louis XIII donna naissance, en 1622, au célèbre corps des mousquetaires. Régulièrement menacé d’assassinat, le cardinal de Richelieu eut lui aussi des mousquetaires à son service dont la couleur pourpre les différencia de ceux du roi vêtus d’une casaque bleue.

Le clou de la visite réside dans la fresque qui, le long du couloir conduisant à la dernière salle du musée, illustre crûment une scène de combat. Elle est l’oeuvre du talentueux peintre sur céramique Jean Edouard Récalt. Auteur de nombreuses créations exposées en divers lieux de la commune, il a reçu en la circonstance, l’aide enthousiaste de plusieurs adhérents du club des aînés "le Vert d’Arette" ainsi que celle de l’atelier d’impression Esquisse 64 basé à Ance.

 

Avant d’en venir au partage de quelques douceurs, la soirée s’est poursuivie par la projection d’un film d’Alain Decaux sur d’Artagnan et la chaleureuse intervention d’Alix Bastian au nom du territoire labellisé Pays d’Art et d’Histoire. Enfin, Pierre Casabonne a profité de ce rassemblement pour informer l’assistance que la Fédération Française de Tourisme Equestre travaille au projet d’une route européenne d’Artagnan qui relira Maastricht, où se dernier trouvera la mort, à Saint Jean de Luz où il accompagna Louis XIV pour son mariage. L’édile plaide pour que cette route fasse, lors de sa mise en service en 2017, étape à Arette.

La Maison du Barétous est labéllisée TOURISME ET HANDICAP.